Chapter Text
Mystic Falls !
Elle s’était réveillée en pleine transition, et avait fini par l’achever en buvant du sang humain via une poche médicale. Elle était devenue un vampire, mais les semaines ont passé depuis l’accident – ou plutôt depuis que Rebekah l’avait tué en causant l’accident qui avait presque failli tuer Matt – et rien n’était plus comme avant.
Ils l’avaient supplié de ne pas se laisser mourir. Elle les aimait tous les deux, alors elle avait abdiqué et elle était désormais un vampire, mais voilà ; elle était incapable de faire un choix entre Stefan et Damon. Bien que cette nuit-là, elle avait demandé à Matt de faire demi-tour parce qu’elle avait choisi Stefan. Sa transformation avait fait sauter le cadenas de ses souvenirs et elle avait retrouvé les deux que Damon avait effacé de sa mémoire, ce qui l’avait plongé dans la plus grande confusion, si on omettait le fait qu’elle avait embrassé Damon dans ce motel.
Ils étaient partis parce qu’elle n’arrivait pas à se décider. Elle leur avait demandé du temps car tous ses sentiments étaient exacerbés par le fait qu’elle était désormais un vampire, mais ils avaient pris la décision à sa place et ils avaient quitté Mystic Falls pour aller Dieu sait où. Sans compter qu’après la mort d’Alaric et la résurrection d’Elena, les choses avaient beaucoup changé à Mystic Falls.
Klaus était encore en vie et coincé dans le corps de Tyler pendant que son propre corps guérissait grâce à la magie de Bonnie. Une fois l’hybride de retour dans son corps, le plus jeune hybride avait décidé de quitter de nouveau la ville, mais pas tout seul. En effet, Caroline avait fait ses valises et l’avait suivi. Jeremy était retourné à Denver, et Bonnie avait vendu la maison de sa grand-mère pour rester avec sa mère et l’aider dans son existence de vampire. Quant à Matt, il avait décidé de ne plus se mêler de tout ce qui était surnaturel.
Elena se retrouvait seule dans une ville désormais vide de sens. Enfin, elle n’était pas vraiment seule, puisqu’il y avait Matt mais elle respectait son choix de ne plus vouloir de cette vie. Non, elle n’était pas la seule créature surnaturelle résidant encore à Mystic Falls. Klaus était encore là, alors que Rebekah avait mis les voiles après lui en avoir voulu de lui avoir fait croire qu’il était mort. Elena pensait que Klaus aurait quitté la ville après tout ça.
« Un autre ! » dit-elle au barman, en levant son verre vide.
« C’est déjà le quatrième que je vous sers. » dit-il. « Je peux voir votre carte d’identité ? »
« Et si tu me servais ce verre ? » répéta-t-elle en utilisant son hypnose sur le barman.
Ne sachant pas ce qu’il lui arrivait, le barman sourit et lui remplit son verre de vodka.
« Et voilà ! »
« Merci ! » lui sourit-elle. « Sois mignon, et laisse-moi la bouteille ! »
Il s’éloigna après avoir laissé la bouteille sur la table. Elle avala une lampée de vodka. Si elle avait été encore humaine, autant de vodka dans son organisme l’aurait déjà rendu saoule, mais elle était un vampire et elle était loin d’être éméchée. Elle ne connaissait personne dans ce bar. Ne voulant pas mettre Matt dans l’embarras, elle avait pris sa voiture et roulé jusqu’à Whitemore, avant d’entrer dans le premier bar pas trop miteux qu’elle avait vu. Il y avait du monde, et plusieurs fois elle avait été accosté par des hommes qu’elle avait très vite rembarré avec son hypnose, qu’elle maîtrisait parfaitement. Stefan et Damon lui auront au moins appris ça, et à contrôler sa soif de sang. Même si l’un prônait le sang animal, et l’autre le sang humain, leur départ aura au moins permis à Elena de se nourrir de la manière dont elle le souhaitait.
« Un Bourbon On The Rocks ! »
Cette commande venant de sa droite, et cette voix qu’elle n’oublierait jamais même si elle le voulait, la fit frissonner mais étrangement, elle ne ressentait aucune peur. A quoi bon continuer à avoir peur de lui ? Tant qu’elle lui fichait la paix, il la laissait tranquille.
« Elena ! »
« Klaus ! »
Ils se saluèrent ainsi, brièvement, sans dire un mot de plus. Le barman apporta à Klaus son verre de Bourbon. Les minutes s’égrenèrent, et la curiosité s’empara d’Elena. Le coude appuyé sur le comptoir, la tête sur la main, elle se tourna vers Klaus. Elle ne saurait dire pourquoi, mais le voir siroter son whisky lui faisait un drôle d’effet. Elle suivit le mouvement du verre jusqu’à sa bouche, puis le léger pincement de ses lèvres après qu’il eut accueilli le liquide ambré entre elles, et enfin, le mouvement de sa pomme d’Adam après déglutition. Ce devait être le manque physique, mais Elena se sentait extrêmement excitée en cet instant, et par celui qui était sans doute son pire ennemi.
« Ce n’est pas bien de fixer les gens ainsi, douce Elena ! »
« T’as un problème avec ça ? » répliqua-t-elle sans se laisser démonter.
Le sourire en coin qu’il arbora lui indiqua que, non, il n’avait aucun problème avec le fait qu’elle le mate sans la moindre discrétion.
« Que fais-tu dans un bar loin de Mystic Falls ? » lui demanda-t-il, en se tournant à son tour vers elle.
« Je respecte la décision de Matt de ne plus vouloir se mêler au monde surnaturel, et comme il travaille ce soir et que j’avais envie de me saouler… » Klaus hocha la tête en guise de compréhension. « Et toi ? Tu n’as pas d’alcool chez toi ? »
« J’en ai une réserve pleine, en effet, mais j’avais besoin de prendre l’air. » dit-il avant d’ajouter : « Et de me nourrir. »
« La chasse a été bonne ? » lui demanda-t-elle.
« Plutôt, oui, mais rassure-toi, je n’ai pas tué ma proie. »
Elle esquissa un sourire.
Klaus fut frappé par ce sourire en plein entrejambe. Il n’y avait pas fait attention avant à cause d’une certaine blonde qui avait ravi tout son être, mais Elena avait vraiment un merveilleux sourire. Oh il connaissait ce sourire pour avoir connu et côtoyé les deux ancêtres de la jeune fille – Tatia et Katerina – mais elle n’avait rien en commun avec ces deux-là. Elena était bien différente, en tout point à l’exception du physique. Elle était leur portrait craché, mais ça s’arrêtait là. Il était curieux de voir où cette rencontre inopinée et cette conversation allaient pouvoir les mener.
« J’ai entendu dire que Stefan et Damon étaient partis. Pour quelles raisons ? »
« Je n’arrivais pas à me décider entre les deux, et je leur ai demandé de me laisser un peu de temps pour y voir plus clair, surtout avec ma nouvelle condition, mais ils en avaient marre d’attendre alors ils m’ont laissé. » expliqua-t-elle. « C’est aussi pour cette raison que je me prends une cuite, parce que j’ai décidé que s’ils sont incapables de respecter mon besoin de plus de temps, ça veut dire qu’aucun d’eux ne me mérite. Tu trinques avec moi ? »
Elle leva son verre vers le sien, et il trinqua.
« Te voilà donc célibataire. » dit Klaus, après avoir bu une gorgée de son alcool.
« Ouais ! » dit Elena, qui vida son verre de vodka d’une traite. « Combien de temps il va me falloir pour être vraiment saoule ? »
« Tu t’es nourri ? » Elle hocha la tête. « Alors tu as encore de la marge devant toi. »
« Je risque d’attirer l’attention si je continue à boire sans être affecté. »
« Si tu n’as rien contre le whisky et ma compagnie, on peut rentrer à Mystic Falls et vider une partie de ma réserve. » Elle haussa les sourcils. « Tu n’as plus rien à craindre de moi, vu ta nouvelle condition. Et j’en ai assez de me battre alors… »
Il laissa sa phrase en suspens. Elena était plus qu’attirer par l’idée de passer la soirée avec Klaus, d’autant plus que ses hormones étaient en ébullition depuis plusieurs minutes. Ses tétons durcissaient chaque fois qu’il posait le regard sur elle, et son bas-ventre se contractait. Merde, ça faisait bien trop longtemps qu’elle n’avait couché avec personne, et elle avait bien besoin d’une bonne dose de sexe.
« D’accord, allons-y ! » accepta-t-elle.
Elle allait pour payer sa consommation mais Klaus l’arrêta en déposant un billet de cent dollar sur le comptoir. Elena le remercia, et passa devant lui en direction de la sortie, son sac en main, quand un type au comptoir près de qui elle passa pour quitter le bar, lui asséna une claque sur la fesse en la lui empoignant bien au passage. Maîtrisant son envie de lui sauter à la gorge, Elena pivota sur elle-même lentement, telle la prédatrice qu’elle était. Le type souriait, sentant la bière à pleine nez. Elena capta le regard de Klaus, qui était à deux doigts de tuer le type mais elle était une grande fille, et un vampire, qui plus est, alors elle rendit son sourire au type, et frappa d’un grand coup de pied sur le tabouret en bois, qui se cassa… et le type s’écrasa par terre.
Sans un regard en arrière, elle quitta le bar, sans savoir que ce petit numéro avait excité un certain hybride.
Mystic Falls – Manoir Mikaelson !
C’était étrange de revenir dans cette grande maison après la dernière fois, lorsque Klaus l’avait enlevé pour lui prendre tout son sang, sauf que son plan avait échoué, que Tyler s’était retourné contre lui et qu’il avait fini asséché par la magie de Bonnie après que le sort avait échoué sur Alaric.
« Où sont tes hybrides ? » demanda Elena, alors que Klaus alla vers le bar du grand salon.
« Je les ai renvoyés chez eux, à la seule condition qu’ils rappliquent si j’ai besoin d’eux. » répondit-il.
« Ou sinon, tu leur arraches le cœur ? »
« Quelque chose comme ça, oui. »
Il fut surpris de ne pas voir Elena frissonner de peur, ou même faire un pas en arrière.
« Tu n’as pas peur de moi ? » demanda-t-il en s’approchant d’elle, deux verres de whisky à la main.
« Pourquoi j’aurais peur de toi, puisqu’on ne se fait plus la guerre ? » demanda-t-elle en retour.
Il lui tendit un verre en cristal, et Elena le porta à ses lèvres. Le liquide ambré lui brûla la gorge, ce qu’elle essaya de cacher mais en vain.
« Trop fort pour toi ? » la taquina-t-il.
« Pas du tout. » démentit-elle.
Il allait bien arriver un moment où elle ne sentirait plus la brûlure couler dans sa gorge. Et c’est ce qui se passa après le troisième verre. Klaus avait fait un feu de cheminée après avoir vu Elena se mordre la lèvre tout en regardant l’âtre avec envie. Les deux ennemis, qui ne l’étaient pas vraiment en cet instant, était assis à une extrémité du canapé, et chacun buvait son verre sans dire le moindre mot. Le désir qu’Elena ressentît pour l’hybride originel était toujours présent, et elle se demandait si elle devait se laisser guider et envahir par lui. Pour tenter de se distraire de ses pensées lubriques inattendues, elle prit son téléphone dans son sac, mais la déception s’empara d’elle lorsqu’elle constata qu’elle n’avait aucun message. Et pas le moindre appel manqué. C’est dire si on pensait à elle.
« Est-ce que ça va ? »
« Si on omet que, en dehors de Matt et de mon frère, mes soi-disant meilleures amies m’ont complètement oublié, alors oui, tout va bien. » railla Elena.
Elle mit son téléphone sur silencieux, et le remit dans son sac avant d’avaler le reste de son verre cul sec.
« Bonnie et Caroline finiront bien par t’appeler. » tenta de la rassurer Klaus.
« T’essaye de me réconforter, ou je rêve ? » s’amusa-t-elle en le regardant.
« C’est interdit ? »
« Plutôt inattendu, vu ta réputation. » dit-elle en se levant pour aller se resservir.
Klaus en profita pour laisser son regard se perdre sur les formes d’Elena, qui roulait des hanches en s’éloignant jusqu’au bar personnel de l’hybride. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ? Des semaines, voire des mois plus tôt, il faisait la cour à Caroline, en vain, et voilà qu’il se mettait à fantasmer sur Elena Gilbert. Il devait s’être réveillé dans un monde parallèle, c’était la seule explication au fait que son corps tout entier avait envie d’elle.
« Tu as de la musique, dans ce grand Manoir vide et triste ? » demanda-t-elle.
« Vide et triste ? » répéta-t-il, un sourire en coin. « Tu es bien différente, Elena. »
Il se leva du canapé, son verre à la main, et s’approcha d’elle. Elle portait un jean extrêmement moulant qui lui tombait sur les hanches, ainsi qu’un chemisier à manches courtes, et dont les boutons de pression le tentaient ardemment. Klaus donna son verre vide à Elena pour qu’elle le remplisse, puis, se dirigea dans un coin du salon où se trouvait un tourne-disque. Des vinyles s’y trouvaient déjà, alors il n’avait qu’à le mettre en route et très vite, les premières notes et la voix mélodieuse et charismatique de Frank Sinatra, avec Whitchcraft, retentirent. Elena reconnut sans mal, et adressa un sourire appréciateur à Klaus, lorsqu’il la rejoignit pour reprendre son verre de nouveau remplit du liquide ambré.
« J’espère que ma playlist sera à ton goût, douce Elena ! »
« Pourquoi ne le serait-elle pas ? » demanda-t-elle, un sourcil arqué. « Cette chanson est un grand classique. »
Elle porta son propre verre de nouveau plein à sa bouche, et but une gorgée sans quitter Klaus des yeux.
« Si je ne te connaissais pas aussi bien, j’aurais tendance à dire que tu flirtes avec moi. » dit l’hybride.
« Tu aurais un problème avec ça, si c’était le cas ? »
Bon Dieu, mais qu’est-ce qui lui prenait ? Flirter avec Klaus était la dernière chose à laquelle on s’attendait d’elle, mais son corps se moquait du reste. Il était attiré par lui, et si elle était honnête avec elle-même, Elena l’était tout autant. Klaus était un homme plus que séduisant, et dans le plus brut et dangereux des sens. C’était un prédateur, sans aucun doute le plus dangereux de tous, et elle le savait plus que quiconque après tout ce qu’elle avait traversé par sa faute. So Far Away, de Carol King résonna et accompagna ses pensées. Elena était à l’écoute de son corps qui lui disait de laisser libre cours à son fulgurant désir. Voilà bien des mois qu’elle n’avait pas été touché correctement. Oh, il y avait bien eu le petit interlude avec Damon, mais depuis ce jour-là, plus rien. Pas même depuis qu’elle était un vampire, puisqu’elle se focalisait sur sa toute nouvelle condition tout en essayant de faire le tri dans ses sentiments envers les frères Salvatore.
Ils étaient loin de Mystic Falls, désormais, et Elena était seule dans sa ville natale, sans son frère ni ses deux meilleures amies. Elle était seule avec la créature la plus dangereuse qui ait jamais foulé cette terre, qui lui avait fait tant de mal, notamment en sacrifiant sa tante pour son rituel, avant de la tuer elle-même. Tant de choses s’étaient passé, mais si elle restait focalisée sur le passé, justement, alors jamais elle ne pourrait vivre l’éternité qui s’offrait à elle et encore moins tourner la page. Quoi de mieux que de se donner sans réfléchir à cet homme qui s’était dangereusement rapproché d’elle ?
De son côté, Klaus ressassait dans sa tête tous les mauvais côtés de la décision stupide qu’il s’apprêtait à prendre. Premièrement, elle était le portrait crachée et la descendante de la personne qu’il détestait le plus au monde : Katerina Petrova, mais Elena lui était bien supérieure. Deuxièmement, la jeune fille était aussi la meilleure amie de celle dont il était tombé amoureux et qu’il avait courtisé des semaines durant sans le moindre succès. Même si Caroline n'avait pas été insensible à ses petites attentions, elle avait tout de même choisi Tyler et était partie avec lui. Et enfin, troisièmement, il lui avait fait tellement de mal pour pouvoir libérer son côté loup-garou qu’il était inconcevable qu’elle puisse ressentir la même attirance qu’il éprouvait en ce moment même. Et pourtant…
Pourtant, il voyait les pupilles d’Elena se dilater à mesure que leurs corps devenaient de plus en plus proches. Klaus lui enleva le verre des mains, et le posa ainsi que le sien, sur le comptoir du mini-bar derrière elle. Elena ne reculait toujours pas, encore moins quand il se hasarda à glisser sa main droite sous sa longue chevelure noire.
« Elena… » chuchota-t-il. « C’est une très mauvaise idée. »
« Mais tu en as envie, n’est-ce pas ? »
Elle espérait vraiment qu’il dise oui, parce qu’elle était à deux doigts de l’explosion nucléaire. Son corps n’allait pas résister plus longtemps. Klaus devait se décider. Elena avait le sang qui bouillonnait. Ses seins durcissaient et ses tétons étaient de plus en plus douloureux, tout comme son intimité qui se contractait sous l’intensité de ce regard animal que Klaus posait sur elle.
« Oui ! » dit-il tout bas en glissant sa main le long de sa joue. « J’en ai envie. »
Doucement, alors que tout en lui lui disait d’aller plus vite, d’être plus brusque, il caressa de sa main le menton d’Elena, puis le long de son cou avant de s’arrêter au premier bouton. De son index, il appuya sur la pression qui émit un pop métallique. Le deuxième bouton sauta sans qu’Elena n’eut le moindre mouvement de recul. Le troisième bouton suivit, jusqu’à ce que le chemisier soit complètement ouvert. Elena enleva elle-même le vêtement, et se retrouva en soutien-gorge devant Klaus, dont les yeux devinrent noirs de désir. Il pouvait clairement voir les tétons de la jeune fille durcir à travers le bonnet du soutien-gorge.
« Touche-moi ! » quémanda-t-elle dans un murmure.
Alors il l’attrapa par les hanches avec fermeté, et colla son corps au sien. Leurs regards se croisèrent, et ce fut Elena qui fit le premier pas en approchant sa bouche de celle de Klaus, qui ne tarda pas à les souder pour un baiser. Leur premier baiser ensemble. Qui aurait pu croire que sentir la bouche de Klaus sur la sienne, sa langue taquiner le contour de ses lèvres pour plus d’accès, puisse être aussi excitant ? Tout le corps d’Elena était chauffé à blanc et de manière délicieuse. Elle ouvrit la bouche pour lui donner accès à ce qu’il voulait, mais pas avant de lui avoir retiré le pull fin qu’il portait.
Quand leurs langues se touchèrent, ce fut terminé pour Elena. Il n’y aurait pas de retour en arrière, il en était hors de question. Même si sa tête lui disait que c’était une mauvaise idée de continuer parce que c’était Klaus, elle s’abandonna à son étreinte et enroula ses bras autour de son cou tout en lui rendant son baiser. L’instant d’après, elle était allongée sur le tapis devant le feu de cheminée encore vivace.
« Qu’est-ce qu’on est en train de faire, Elena ? »
« On prend du bon temps. » répondit-elle, les mains dans son dos pour déclipser son soutien-gorge.
Le petit bout de lingerie dévoila sa poitrine au regard de l’hybride, dont les questions qu’il se posait sur les conséquences de ce qu’ils s’apprêtaient à faire, s’envolèrent. Il reprit la bouche d’Elena dans un long baiser avant de descendre pour parcourir son corps. Des seins fermes et ronds, des tétons dressés qu’il prit tour à tour dans sa bouche, attisant les gémissements d’Elena. Elle se laissa déshabiller sans protester, soulevant les hanches lorsque Klaus voulut lui ôter son jean. Désormais nue au seul regard de l’hybride, il n’y avait plus aucun retour en arrière possible. L’idée ne lui venait même pas, et elle sut que Klaus ne pourrait pas non plus s’arrêter.
A la grande surprise d’Elena, l’hybride s’écarta et se leva. Elle voulut protester mais se tut quand elle le vit défaire la boucle de son jean. Non, il n’avait pas l’intention de la laisser ainsi. Il n’avait pas changé d’avis et elle le regarda donc se déshabiller entièrement. Elena n’avait eu que deux amants dans sa vie ; Matt, et Stefan, mais elle n’avait jamais rien vu d’aussi extraordinaire. Klaus transpirait l’assurance, la sensualité et la dangerosité par tous les pores. Et il était… wow ! Le jeune vampire se mordit la lèvre, ce qui fit sourire Klaus, qui utilisa sa vitesse pour se rallonger sur elle.
« Le spectacle est à ton goût, douce Elena ? »
« Et j’espère que ça vaudra le détour dans la pratique. »
Un rictus aux lèvres, Klaus l’embrassa. Ils étaient tous les deux très excités et en manque, alors quand il la pénétra de son long membre, ils lâchèrent tous deux un long râle rauque pour lui, et un gémissement pour elle.
Elena était consciente de ce qu’elle faisait. Coucher avec l’ennemi ne serait pas bien vu de la part de ses amis, mais si elle n’avait pas été abandonnée ainsi, mais les choses n’étaient-elles pas mieux ainsi ? Elle se poserait la question plus tard, lorsque son besoin de sexe serait assouvi. Vu le tourbillon que sa nature de vampire suscitait depuis sa transition, une fois ne suffirait sans doute pas. Elle aviserait le moment venu.
Klaus bougea en elle, se délectant de la sensation de son intimité chaude se resserrer autour de son sexe massif et dure.
« Plus vite ! » quémanda Elena en relevant les jambes. « Plus fort, je ne suis pas en sucre. »
Il ne lui en fallut pas plus pour accélérer la cadence et donner des coups de reins plus brutaux les uns que les autres. Elena crut défaillir. C’était au-delà de tout ce qu’elle avait connu jusque-là. Plus puissant, et plus effrayant aussi, parce que même si elle était un vampire maintenant, le sexe n’était que du sexe, n’est-ce pas ? Alors pourquoi tout était différent avec Klaus ? Ses baisers, ses caresses, ses coups de butoirs puissants étaient comme des brûlures électrisantes dans tout son corps. Elle atteignit la jouissance avec une puissance qu’elle n’avait jamais imaginé.
Klaus était dans un état second, lui aussi. De toute sa longue vie, il n’avait encore jamais connu une délivrance pareille sur le plan sexuel. Le souffle court et incapable de comprendre ce qui venait de se passer, il vit le visage d’Elena se transformer alors qu’elle avait joui avec autant de force que lui. Ce tableau était saisissant de beauté, et son désir pour le double Petrova n’en fut que plus grand. Quand il se pencha pour lui voler un baiser, et qu’elle s’enroula davantage autour de lui comme pour le garder prisonnier, il comprit qu’il allait avoir besoin de plus que d’une seule fois avec la douce Elena Gilbert. Et il ne s’en priva pas, puisqu’elle ne le repoussa pas.
